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Table ronde : Les Commissions indépendantes et les circonvolutions de la transition démocratique

Musée national du Bardo, mardi 12 février 2019, à partir  de 14 h

Le 14 Janvier 2011, le Président Zine-al-Abidine Ben Ali fuit ; le spectre du vide institutionnel  plane sur le pays que secouent l’insécurité, les rassemblements, les revendications sociales et politiques et la suspicion du complot.

En vingt-quatre heures, la Tunisie voit le gouvernement se reformer. Le choix de l’article 56 de la constitution, légitimant un éventuel retour du Président en fuite, soulève un tollé. Le 15 janvier 2011, on recourt alors à l’article 57 qui définit les attributions et les fonctions du Président par intérim en cas d’empêchement absolu du président de la République d’exercer ses fonctions. Fouad Mbazâa, président de la Chambre des députés, est immédiatement investi des fonctions de président de la République par intérim.

C’est dans un climat délétère que Mohamed Ghannouchi, qui occupe le poste de Premier ministre, prononce un discours, le 17 janvier 2011, et annonce la formation d’un gouvernement d’union nationale composé de ministres et hommes politiques de l’ancien régime, de représentants des partis légaux d’opposants à Zine-El-Abidine Ben Ali, de trois experts désignés par l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) et d’indépendants de la société civile ; et  la constitution de trois commissions  indépendantes composées d’experts dont le rôle essentiel est d’assurer la transition démocratique.

Alors que la première commission, qui se transformera en véritable assemblée et prendra le nom de « Haute instance pour la réalisation des objectifs de la révolution,  de la réforme politique et de la transition démocratique », se voit confier la tâche  de réformer le code électoral, la seconde a pour prérogatives l’établissement des affaires de malversation et de corruption, la troisième se doit de repérer les faits et abus perpétrés durant la période du 17 décembre 2010 au 14 janvier 2011.

Ce discours qui vise à poser les bases de la transition démocratique et se propose d’inventorier abus et méfaits, d’assainir et de corriger et qui, par conséquent, ne répond pas aux attentes d’une révolution encore en marche, n’a-t-il pas voué le travail des commissions soit  à l’échec soit à leur émancipation ?  En se contentant d’engager des réformes, en gardant en son sein des figures connues de l’ancien régime, le gouvernement d’union nationale ne s’est-il pas condamné et n’a-t-il pas entraîné les trois commissions à l’inachèvement de leurs travaux ou à leur opposition aux différents gouvernements qui ont assuré la première phase de la transition démocratique (15 janvier-23 octobre 2011) ?

Taoufik Bouderbala, Neïla Châabane, Yadh Ben Achour, Latifa Lakhdar et Selma Mabrouk répondront, par leurs témoignages et leurs analyses, à ces questions, lors de la table ronde qu’animera Hichem Abdessamad.

Une visite guidée de l’exposition des archives de la révolution, Before the 14th, instant tunisien permettra aux participants qui le souhaitent de revivre par l’image l’historique des soulèvements qui ont agité le pays, le cortège des deuils et des souffrances, ainsi que le moment de cohésion sociale qui a marqué la journée du 14 janvier 2011.

Les personnes intéressées par la visite sont priées d’inscrire leurs noms en envoyant un message privé (Facebook) à  Rabâa Abdelkéfi et de se présenter au Musée national du Bardo à 12h30.

 

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